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Léopold - Ignace de Rifflart, premier Marquis d'Ittre
Il est né à Ittre , le 14 août 1659, Marquis d'Ittre, baron de Tongre St Martin, seigneur de Marche lez Ecaussines, Baudruin, Siply, l'Hostel, Fontenelle, Thiremont, Releghem etc. Chevalier héréditaire du St Empire Romain. Capitaine d'une compagnie d'infanterie Wallonne. Député des Etat de Brabant, Intendant du Duché de Brabant et de la Province de Malines, Grand Bally de Nivelles et du Roman Pays de Brabant. Il épouse Dorothée -Charlotte de Vooght dite de Gryze.
Léopold-Ignace (1659-1728), premier marquis d’Ittre (1703), né à Ittre , le 14 août 1659, Il est Marquis d'Ittre, baron de Tongre St Martin, seigneur de Marche lez Ecaussines, Baudruin, Siply, l'Hostel, Fontenelle, Thiremont, , comte de Willerval etc. Chevalier héréditaire du St Empire Romain. Capitaine d'une compagnie d'infanterie Wallonne. Député des Etat de Brabant, Intendant du Duché de Brabant et de la Province de Malines, Grand Bally de Nivelles le 29 novembre 1694et du Roman Pays de Brabant. Il épousa en 1678 Dorothée-Charlotte de Vooght, dit de Gryse, dame de Marche-lez-Ecaussines, Siply, Fontenelle, Baudrain-Lhostel, Relegem, 8e enfant et finalement héritière de Pierre de Vooght et  de Jacqueline van der Gracht (fille du seigneur de Passchendaele). Ledit Pierre avait été adopté par son oncle Engelbert de Gryse, héritier d’une famille noble de Bruges où abondaient les hauts fonctionnaires.
 
La seigneurie de Marche-lez-Ecaussinnes était vassale de celle de Rèves qui était une vassale immémoriale de Trazegnies.
A a mort d’Engelbert de Vooght, décédé sans postérité[1], toute la fortune des Vooght et des Gryse entra dans le patrimoine des Rifflart d’Ittre, soit les villages et seigneuries de Marche-lez-Ecaussines, Siply, Fontenelle, Baudrain-Lhostel[2] et Relegem. Il y eut néanmoins un long procès entre Léopold-Ignace et son presque beau-frère le comte de Liedekerke, deuxième mari de Jeanne-Françoise de Thiennes.  Engelbert de Vooght , qui souhaitait au départ que ses biens fussent transmis à leurs familles d’origine, avait en effet modifié son testament en faveur de son épouse, quelques jours avant de mourir (le truc classique : allez écouter Gianni Schicchi de Puccini). Aussi Jean-Baptiste de Vooght dit de Gryse, frère de Dorothée, et Léopold-Ignace de Rifflart s’allièrent pour protester au nom des incroyables manipulations dont le testament du mourant semblait avoir été l’objet (encres différentes, signature inhabituelle, blancs, etc.). En fin de compte, Jean-Baptiste étant décédé sans enfants, les Rifflart empochèrent la mise. A Marche se trouvait un château que les Rifflart occupèrent épisodiquement. Ce supplément de biens et de revenus permit enfin à la famille de sortir du cadre étroit d’Ittre, de Thibermont et de Tongre-Saint-Martin.

fonction puisque Louis XIV en personne écrivit au moribond Charles II (15 janvier 1700) en parlant de sa satisfaction particulière pour la sage et prudente conduite de son ambassadeur. La carrière du baron d’Ittre s’annonçait des meilleures. Maximilien-Emmanuel de Bavière proposa au roi d’Espagne d’en faire un conseiller d’Etat[1]. La mort du roi, le 1er novembre, brisa momentanément ses ambitions.Néanmoins, le nouveau roi d’Espagne, Philippe V de Bourbon, le nomma Intendant du Brabant et de Malines. Tant de bons services trouvèrent leur récompense quand le roi érigea Ittre en marquisat le 25 juillet 1703. De plus, Maximilien-Emmanuel lui montra toujours beaucoup d’attentions. En regagnant Bruxelles, les deux frères (Maximilien-Emmanuel et Joseph-Clément, prince-électeur et archevêque de Cologne ainsi que prince-évêque de Liège) visitèrent la ville de Nivelles et l’église de Saint-Gertrude (20 septembre 1704). La veille, ils avaient été reçus à la porte de Charleroi par Léopold-Ignace de Rifflart (1659-1728) qui avait été nommé le 29 novembre 1694 par le roi d’Espagne Charles II, Grand Bailli de Nivelles et du Brabant wallon, et qui était le premier marquis d’Ittre depuis le 25 juillet 1703. Le marquis, accompagné des trois membres du Magistrat, complimenta les Electeurs. La jeunesse et les trois compagnies bourgeoises étaient rangées en haie depuis la porte jusqu’à l’hôtel du vicomte d’Arnemuiden[2] où les Electeurs logèrent[3]. Malgré cette élévation sociale, le nouveau marquis était harcelé par les créanciers. Courageusement, Léopold-Ignace, enrichi sans doute par ses fonctions mais aussi peut-être par les capitaux de sa mère, remboursa progressivement les dettes - hypothécaires ou non - qui grevaient son patrimoine. Il fallut attendre l’héritage de son épouse pour que la famille parvînt à une heureuse aisance. La seule personne qui semble n’avoir pas bénéficié de son désir d’apurement était la pauvre Jacqueline d’Yve, veuve de son grand-père qui n’obtenait jamais les revenus de son douaire. Epuisée la malheureuse mourut le 14 janvier 1702.
En 1698, Léopold-Ignace avait acheté au jésuite Christophe Flamand et à Claire-Jeanne Le Prince les ruines d’une maison  de Bruxelles détruite lors du bombardement de 1695. Elle se situait à un endroit que l’on peut situer aujourd’hui entre le coin de la rue de la Roue/rue des Ursulines et la rue Philippe de Champaigne. Il fit reconstruire cet hôtel, puis en récolta pas mal d’ennuis (et de procès) avec sa voisine, concernant l’eau de la fontaine qui en charmait la cour tout en fournissant le précieux liquide. On sait aussi qu’il possédait une autre maison derrière l’église du Finisterre, soit à l’emplacement du boulevard Emile Jacqmain. Celle-là se trouvait le long de la Senne qui serpentait encore à ciel ouvert.
C’est également Léopold-Ignace qui mit un terme aux affrontements séculaires avec les frères ennemis de Fauquez. Il faut dire que, par héritage, la seigneurie était passée à ses cousins Herzelles. Le 5 janvier 1686, Guillaume-Philippe de Herzelles et Léopold-Ignace s’accordèrent pour signer un traité de paix qui fut définitif. Apparemment, la providence eut lieu d’être satisfaite de cette atmosphère irénique puisque les deux protagonistes terminèrent leur existence en qualité de marquis, délice qui - comme chacun le sait - constitue le sommet du bonheur humain…
En 1725, il figura parmi les héritiers de Dame Barbe de Tello, petite-fille de Don Luis de Tello et de Barbe de Baillencourt Courcol.
Léopold-Ignace s’éteignit le 6 janvier 1728 après une vie qui marquait un tournant dans l’histoire de la famille.


« Avant d’être un patronyme ancré dans les registres paroissiaux de Malonne, Rifflart était peut-être le cri d'un métier o  le reflet d'une force. Qu'ils soient descendants d'anciensouvriers bâtisseurs
de la Principauté de Liège ou héritiers de Jehan Rifflart
, maître des forges des Deux-Ry au XVIe siècle, les membres de cette lignée ont forgé leur destin dans le fer et la pierre de la région namuroise. »
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