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Les Rifflart
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Philippe-Ignace de Rifflart, deuxième baron d'Ittre
Le Baron élevé Page de l'Empereur, puis capitaine au régiment de Wastinnes et Maître de camp d'infanterie wallonne, Membre et Député des Etats de Brabant. Il épouseCornélie van Ossewaert qui était veuve de Thierry de Nobelaer , seigneur d'Utwijck.

Philippe-Ignace de Rifflart, deuxième baron d'Ittre
 

Philippe-Ignace de Rifflart, baron d'Ittre, est né le 23 février 1657 à Ittre, dans la province actuelle du Brabant wallon en Belgique. Décédé en 1675.
Le Baron élevé Page de l'Empereur, puis capitaine au régiment de Wastinnes et Maître de camp d'infanterie wallonne, Membre et Député des Etats de Brabant. Il épouse Cornélie van Ossewaert qui était veuve de Thierry de Nobelaer , seigneur d'Utwijck.
Le régiment de Wastinnes fait partie de la seigneurie de Wastinne créé par les barons de Brou de la Wastinne de Malèves Saintes -Marie. Actuellement le hameau fait partie de la ville de Perwez en Brabant Wallon.
 
La famille de Brou de la Wastinne a compté des officiers et personnalités militaires sous le régime autrichien et au XIXe siècle en Belgique, comme le lieutenant-colonel de Brou et le baron Auguste-Guillaume-François de Brou de la Wastinne, bourgmestre de Cortil-Noirmont.
Philippe se rentra propriétaire de l’édifice historique connu aujourd’hui sous le nom de l’Hôtel Rifflart à qui il le passa en héritage à son fils premier Marquis d’Ittre qui devint la maison du Bailli à Nivelles.
Philippe-Ignace de Rifflart, appelé seigneur de Saint-Martin, fils aîné de Florent après la mort de son frère Jean-François tué au « secours » du Sas-de-Gand 4 ans  plus tôt, s’est distingué l'année précédente à la bataille de Lens. Courageux personnage, il n'hésite pas ä céder son cheval ä l'archi-due Léopold-Guillaume, fils de l'empereur d'Autriche et gouverneur des Pays-Bas, qui cherche à s'enfuir. Pen après l'évćnement raconté ici, il se distingue à nouveau au « secours » de la ville de Cambrai.
Florent de Rifflart, troisième fils, portant le même prénom que son père, est appelé seigneur de l'Escuive. II était initialement promis à la carrière ecclésiastique, l'empereur Ferdinand II ayant promis de lui coøterer le premier canonicat vacant. La mort de son frère Jean-François viendra toute-fois bouleverser ces projets. Ne s'en iront qu'après avoir reçu réponse ä leur lettre (qui, selon le fils Mine, « estoit sale, noire et griboøssée... » .
Accourus ensuite à la porte du château, ils accostent François Wauty, page et laquaís de Madame de la Viesville. — « Nous voulons parler au seigneur de Fauquez » — lui lancent-ils. — « II est à Nivelles », — • Vous mentez ». — Mais notre homme ne se laisse pas démonter. — « Je  sais mieux que vous s'il est ä Nivelles, puisque j'en reviens ». — La fureur s'empare alors de Philippe-lgnace et de Florent de Rifflart qui s'avancent pour le battre à la baguette. Notre homme rentre au château et s'empare de son fusil mais Marie-Philippine de la Viesville l'empêche de sortir pour éviter le désastre.
Et « ils demeurèrent bien une heure, faisant grand tintamar », rapporte le chroniqueur. Ils échangent encore des mots aigres-doux avec Beatrice Tamison « damoiseííe servante à Madame de ła Viesville • et s'en vont. Mais c'est une fausse sortie. Car nos gaillards reviennent, toujours pour demander réponse à la lettre . Finalement « après òõiicoiip de demené » et  comme on ne veut plus leur ouvrir, ils crient encore : « s'il n'est ic y, nous le trou-verons auss y bien quelque part •. Et ils se retirent du château, « tírans pottr le moìns cinc4z ò six coups de pistolet ».

Deux mois plus tard, fin février - debut mars, le même Florent de Rif-flart fils se trouve avec deux amis chez Jean Seutin à la ferme de la Drug-node. Un sujet brûlant est abordé. • Monsieur de Faulquez disoit qu'iI estoit seigneur d'lttre », s'écrie Florent. On sait que le titre de seigneur d'lttre a toujours été revendiqué également par les seigneurs de Fauquez, à la grande colère des Rifflart. Ce point avait pourtant été réglé par la transaction de 1ó34 qui permettait aux deux seigneurs de se titrer seigneur d’I ttre. Et il poursuit plein de fen : • Nous voyrons s'il le serat; Je ne sE•x porn sy ie doit monter à cheval et łe tírer hors son Chasiau, et sy re le rencontre, if (ant qu'iI passe par mes stains ». Sur quoi, ses deux amis, le seigneur Mayor et 1e capitaine de regiment Fareau tentent de le calmer lui répétant qu'ils sont voisins et donc amenés ä s'entendre et qu'ils iraient même trouser le seigneur de Fauquez à ce sujet. Mais Florent restait intraitable répliquant que de toute manière  it devoit true {ois passer pnr ses mntns ».
UNE QUERELLE AU SOLEIL COUCHANT.

La même année 1649, la veille du 15 août voit à nouveau se dérouler une scène bien significative. Le lieu ne prédispose pourtant pas ã un éclat. Le chemin menant à la cense de la Volée est encore inondé du soleil con-chant. Françoise Rousseau, femme de Jacques Bernier se dirige vers la ferme quand arrivée sur 1e grand champ de la Volée, elle y trouve 4 ou 5 hommes ä cheval dont un trompette. Ceux-ci mettent pied ă terre et installent leurs chevaux dans l'avoine. L'un d'entre eux qui lui semble être gentilhomme s'avance vers elle : — « Oîi allez-vous donc ? » — « A notre maison toute proche de la cerise › — « Ne savez-vous pas si Monsieur de Fauquez est chez lui ? ». Comme elle l'ignore, il poursuit : « Je veux que vous y alliez aujourd’hui ». — « Mais il est tard » — fait remarquer la jeune femme ». — « Alors ie ver que me promet tel qii'irez demain lu y dtre 9iie ie dit 9it’iI n'est qu'un co yon et que i'ay deus pistolets preste pour lu y ». — Et il lui montre deux ou trois fois ses pistolets, en disant beaucoup de ‹ vilennies ». Et tandis qu'elle poursuit son chemin, il la suit, continuant à lui parler pour lui faire promettre de porter le message.
La ferme de la Drugnode dont les bâtiments et les pierres sont situés dans la seigneurie de Fauquez quel, n’appartient pourtant pos au seigneur du lieu. Aussi Jean Sent in, le cerisier (l'exploit de la • cense » ; remarquons le mot wallon dérivé : • le censier » , reçoit-il (fréquement la visite des Fils Rifflart.)


« Avant d’être un patronyme ancré dans les registres paroissiaux de Malonne, Rifflart était peut-être le cri d'un métier o  le reflet d'une force. Qu'ils soient descendants d'anciensouvriers bâtisseurs
de la Principauté de Liège ou héritiers de Jehan Rifflart
, maître des forges des Deux-Ry au XVIe siècle, les membres de cette lignée ont forgé leur destin dans le fer et la pierre de la région namuroise. »
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